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Ex-Prostitutes Against Legislated Sexual Servitude

Contact: xpalss@shaw.ca

Statement by members of Ex-Prostitutes Against Legislated Sexual Servitude
As women who have been prostituted in Vancouver and in the light of these facts:

  • That current discourse on prostitution would have the public believe that it is normal work that simply needs to be better regulated
  • That there is currently a proposal to open a legal brothel in Vancouver
  • That this proposal is said to speak for current and former prostitutes of Vancouver
  • That this proposal promises to make the lives of prostituted women “safer” at best
  • That none of us have ever met a prostituted woman who would not leave the “trade” if she had a real chance to do so
  • That we are women who have been abused on Canadian soil, by Canadian men while all levels of our Government did nothing to intervene
  • That some members of parliament are now advocating to legalize that abuse

We want you to know:

We are women who have been harmed by prostitution. We believe that no amount of changing the conditions or the locations in which we were prostituted could ever have significantly reduced that harm. We experience the normalizing of that harm by calling it “work” insulting at best.

It matters very little to us whether we were prostituted on the streets or in the tolerated indoor venues and escort agencies of Vancouver. Our memories are not of the locations but of the men who consistently acted as though we were not quite human. We remember the countless other men and women who daily averted their eyes. We remember the utter lack of services or options that made any sense and the blatant denial of access to any kind of help or justice. We remember the need to “dumb down” our sense of entitlement to a better life so we could bear the one we were in. And we remember too well the numbing despair that came when we finally lost faith that there existed in this world anything decent and good.

We oppose any measure that would put more power in the hands of the men who abused us by telling them that they are legally entitled to do so. This proposal does not speak for us, would not have affected our level of safety in a way that matters, and would not have spared us the harm that is inherent in prostitution.

We are not impressed with lip service proposals to make prostituted women’s lives “safer”. Safer is not good enough. We consider it a violation of our human rights that we were abandoned to years of situations that fit the definition of sexual assault under current law. But not only is this violence not recorded, not prosecuted, not punished. We are now being told that we chose it.

We believe that, where there is public and political will, lives can be changed for the better. We do not believe the lie that prostitution is inevitable. We believe it can be abolished.

As hosts of the 2010 games, we want our city, our home, to refuse to take part in the global flesh market that is sex tourism and send a message to the world that women will not be sold in Vancouver.

We believe that every sexually exploited woman represents a life wasted. We are greatly saddened for the lives of women lost in prostitution, as well as the loss of the sum of the contributions that countless women still living would have made had they not been abandoned to sexual slavery.

We urge you all to refuse to believe that prostitution is normal or that it is an equal exchange ”between two consenting adults”. We urge you to oppose any attempt to introduce a legal brothel in Vancouver.


Statement in French:

Déclaration du groupe des Ex-prostituées contre la servitude sexuelle légiférée (Ex-Prostitutes Against Legislated Sexual Servitude) (xpalss)

À titre de femmes ayant été prostituées à Vancouver et considérant les faits suivants:


  • Le discours actuel voulant faire croire au public que la prostitution est un travail normal qui n'a besoin que d'être mieux réglementé;

  • Il existe actuellement une proposition visant à ouvrir un bordel légal à Vancouver;

  • Cette proposition prétend représenter les voix des personnes prostituées, anciennes et actuelles, de Vancouver;

  • Cette proposition promet, au mieux, de rendre la vie des femmes prostituées plus «sécuritaire»;

  • Aucune d'entre nous n'a jamais rencontré une femme prostituée qui ne quitterait pas le «métier» si elle avait une véritable occasion de le faire;

  • Nous sommes des femmes ayant été violentées en sol canadien, par des hommes du Canada, pendant que tous les paliers de gouvernements se gardaient bien d'intervenir;

  • Certains membres du Parlement exercent aujourd'hui des pressions pour légaliser cette violence

Nous voulons que vous sachiez que:
Nous sommes des femmes à qui la prostitution a causé du tort. Nous croyons qu'aucun changement aux conditions et aux lieux dans lesquels nous avons été prostituées n'aurait pu réduire de manière significative les torts que nous avons subis. Et nous considérons au mieux comme une insulte de voir les torts que nous avons subis dans la prostitution normalisés en les rebaptisant «travail».

Il nous importe très peu d'avoir été prostituées dans les rues ou dans les endroits tolérés et autres agences d'escortes de Vancouver. Nous ne nous souvenons pas des lieux mais plutôt des hommes qui nous ont toujours traitées comme si nous n'étions pas tout à fait des êtres humains. Nous nous souvenons des innombrables autres hommes et femmes qui ont quotidiennement détourné leur regard. Nous nous souvenons du manque total de services ou d'options viables et du déni flagrant d'accès à tout type d'aide ou de justice. Nous nous souvenons avoir du «étouffer» notre sentiment d'avoir droit à une meilleure vie afin de pouvoir supporter celle que nous vivions. Et nous nous souvenons trop bien du désespoir paralysant qui nous a envahies lorsque nous avons finalement cessé de croire qu'il existait en ce monde quoi que ce soit de décent et de bon.

Nous nous opposons à toute mesure qui mettrait plus de pouvoir dans les mains des hommes qui nous ont violentées en leur disant qu'ils ont légalement le droit d'agir à leur guise. Cette proposition n'est pas la nôtre, elle n'aurait pas affecté pas notre niveau de sécurité de manière significative et ne nous aurait en rien protégées des torts inhérents à la vie dans la prostitution.

Nous sommes loin d'être impressionnées par les propositions qui prétendent rendre la vie des femmes prostituées «plus sécuritaire». Plus sécuritaire n'est pas suffisant. Nous considérons comme une violation de nos droits humains le fait d'avoir pendant des années été abandonnées dans des situations qui, selon la loi actuelle, correspondent à la définition d'agression sexuelle. Mais en plus de ne pas prendre en compte, porter en justice et punir cette violence, on nous dit aujourd'hui que nous l'avons choisie.

Nous croyons qu'une volonté publique et politique peut transformer des vies pour le mieux. Nous ne croyons pas au mensonge qui dit que la prostitution est inévitable. Nous croyons plutôt que la prostitution peut être abolie.

Comme hôte des Jeux olympiques de 2010, nous voulons que notre ville, notre domicile, refuse de prendre part au marché mondial de la chair fraîche qu'est le tourisme sexuel et envoie un message clair au monde entier que l'on ne vendra pas de femmes à Vancouver.

Nous croyons que toute femme sexuellement exploitée équivaut à une vie perdue. Nous sommes extrêmement attristées des vies de femmes perdues dans la prostitution, tout autant que de la perte de toutes les contributions que d'innombrables femmes encore vivantes auraient pu faire si elles n'avaient pas été réduites et abandonnées à l'esclavage sexuel.

Nous vous engageons vivement à refuser de croire que la prostitution est une activité normale ou un échange égal entre «deux adultes consentants». Nous vous demandons instamment de vous opposer à toute tentative d'ouvrir un bordel légal à Vancouver.

xpalss@shaw.ca